Une plume convertie à l’italienne
Les vers de Babacar Korjo Ndiaye illuminent le Teatro Borsoni.
Quand la poésie sénégalaise s’exporte en Italie. Babacar Korjo Ndiaye, auteur du recueil de poèmes Chants d’amour au gynolâtre, voit son écriture franchir un nouveau cap symbolique : du 18 au 20 septembre, ses mots sont projetés sur les murs du prestigieux Teatro Borsoni à Brescia, en Italie, à l’occasion de son deuxième anniversaire.
Ce dialogue des lumières est une véritable « conversion à l’italienne » pour le poète sénégalais, dont l’œuvre quitte le papier pour épouser la matière vivante de l’architecture urbaine. Sélectionné parmi des voix venues des quatre coins du globe — notamment d’Italie, du Liban, de Chine, du Pakistan, du Bangladesh et de Palestine —, Babacar Korjo Ndiaye porte haut les couleurs de la création littéraire contemporaine africaine au cœur de la Lombardie.
Dans une publication partagée sur ses réseaux et consultée par Xib’Art, l’auteur n’a pas caché son émotion face à cette scénographie lumineuse : « Je suis honoré... Merci à la lumière de porter nos histoires au-delà des frontières. » a-t-il écrit.
Cette célébration met en exergue le pouvoir de diffusion transversale de l’art poétique. Selon l’auteur de Chants d’amour au gynolâtre, la langue poétique est un passeport universel qui transcende les frontières.
